Accueil Date de création : 05/03/07 Dernière mise à jour : 29/11/11 13:33 / 200 articles publiés

Le fond de la mer, le creux du ciel, du bas, du haut.  (Mes ecrits) posté le mercredi 09 février 2011 22:07

Blog de egg666 :Journal d'une jeune personne, Le fond de la mer, le creux du ciel, du bas, du haut.

Pourtant, j’ai vu le bonheur plus grand que le rêve, vu des cascades fluides de gestes fertiles. J’ai disposé des sourires, à ébranler ce qu’ils frôlaient. Et j’ai vu des confiances sortir de mon cœur, pour battre les quatre vents. Et j’ai dépassé mainte fois mes douleurs, ai éblouie mes craintes, ai transpercé mes basse-certitudes. Et j’ai ris, tant s’en était facile.


Mais je suis tombée. Et mon voilier, cheminant avec les vent, s’en est allé. Sans moi; tout mon château. Et les indices que je m’étais mis pour le souvenir, la marche à suivre pour continuer. Les armes, près de mon lit, pour désintégrer le vertige du matin. Les chants, pour envouter les croyances. L’indication du geste à suivre, pour enjoliver sa confiance; tout s’efface.


Submergée dans l’eau; mon cœur est flou. L’eau poreuse flotte entre mes idéaux. Le corps inerte, au fond de la mer, je n’ai pas le désir de remonter. La corps inerte, au fond de la mer, des parcelles de lumière qui me gagnent; je sais que mon royaume existe encore. Le corps inerte, au fond de la mer, la reine dans sa robe, aux quatre vents se meurt. Je sais que mon royaume existe encore.


Le corps inerte, dans le fond de la mer, je fais l’étoile dans le creux du ciel. La mer et le ciel se gagnent, se fondent en eux au rythme des nuits. Le corps inerte, dans le creux de la mer, je vois le fond du ciel, pour me rappeler à mon royaume; pour voir voguer mon bateau. Le corps inerte, quand la mer et le ciel se gagnent, les étoiles fusionnent; je remets les pieds sur mon ciel.
J’innonderai alors les mers de pleurs, jusqu’aux reflets des certitudes.

Les corps, inertes, peuvent encore danser.

 

Egg 

 

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Torpeurs nébuleuses  (Peintures) posté le samedi 29 janvier 2011 05:04

Blog de egg666 :Journal d'une jeune personne, Torpeurs nébuleuses

Voici ma toute dernière; torpeurs nébuleuses.

 

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Et j'énonce encore  posté le vendredi 10 décembre 2010 18:10

Richard Séguin chante « Où va l'instant perdu ?» Et cela parait banal. Un chanteur bien Québécois que l'on a l'habitude (ou non) d'entendre. Un sujet déjà vu et un ton simple.

La voici dans mes songes, la chanson et ses dérives.

Mais enfin! La vie se poursuit ! Se poursuit. Un bout de moi a dû rester quelque part, dans un autre instant. Dans ses regrets et dans ses joies.

Je n'y changerais rien. Là où je suis se fait mon présent. Je n'y changerais rien. Et j'apprends. À petits pas, à travers les parcelles flous de l'existence. Cependant, lesquelles sont miennes et lesquelles sont à laisser ? Je patauge l'existence.

Et puis vient ces temps où on comprend que l'on est, à jamais, que sa seule limite. Ces résistances encrées dans la peau ne viennent que de soi, de ses propres craintes et censures. On peut partir dès qu'on le souhaite et changer comme on le veut. « Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait souhaité être ». Cela me revient comme un coup de fouet au cerveau. Et la culpabilité, l'angoisse d'exister, de tout avoir dans les mains et de tenir maladroitement les clés de son avenir. De ne plus savoir les démêler, trousseau énorme, lourd. Rien n'y est identifié. J'en ai détaché quelques unes. En alléger le poids, en amoindrir la masse. Et j'en ai égarées.

Mais où je vais ? À frapper à la porte au verrou bien encré ! J'en ai perdu la clef.

 

N'empêche, je suis toujours là. Aussi bien changer mon plan, me déplacer. Une autre allée identitaire. N'empêche. Quand les obligations s'épuisent, je n'existe plus. N'empêche, je flotte dans l'abstrait de mes idées, délaissant le corps, je m'effacerais souvent. À quoi donc sert le monde de l'action ? Quand tout parait déjà fait, déjà vu. C'est épuisant de se montrer, d'exister pour les autres, et pour soi.

On me dit que rien n'y parait, que j'ai l'air si souriante, toujours pétillante pour les autres. Pourquoi donc ce contraste entre le fond et l'action ? Parce que là, réside ma seule survie; trouver un bonheur auprès des autres; avoir un motif d'existence.

C'est ardu. Mais je suis toujours là. À certains moments plus entière que d'autres. Je cherche le chemin auquel je serai si accrochée qu'au matin, au levé, l'évidence se fera, que là, se dresse ma voie. Et en chemin, je patauge, vous souris (parfois moins), je vous aime.

Jules Renard a dit  qu'il fallait vivre pour écrire, et non pas écrire pour vivre.

Parfois, je me souviens. Parfois je vois qu'une toute petite chose peut remonter  de tout mon être pour retrouver les merveilles enfouies. Les forces regrettées, la personne que j'ai été, que j'ai pleuré. Que je suis encore. Écrire. Il semble que je m'épuise sans cela. Comment peut-on oublier toujours ce qui nous nourrit ? Comment se laisser étouffer par ces propres peurs ? La vie est un combat, pour faire ce pourquoi on y est.

 

Et j'aime bien en rire, tout cela est absurde.

L'absence de sens assigné me fait basculer, délirer, décrocher. Je sais être artisane de ma vie, je sais avoir tous les outils. Et les sens ? J'ai cessé d'écrire parce que je me répétais. J'étais blasée, détachée, triste et irritée de revenir aux mêmes mots, mêmes phrases, mêmes morales. J'ai désespérée de stagner et de ne plus investir l'énergie d'avancer. J'ai chuté. Détachée de l'écriture, effacée de la vie. Si je n'ai plus rien à dire, je ne fais que me répéter, autant au présent que sur les mots.         

Et je veux recommencer. Redonner du sens. De la beauté. Même si tout est grand, même si je m'effraie de ne savoir où commencer et que mes névroses me sautent au nez. Je les frôle, mes censures, mes délires, mes formatages, mes retenues. Leurs membranes épuisées, elles exploseront bientôt, mes limites et mes peines.

 

Mais putain ! J'existe ! Alors pourquoi m'effacer sans cesse ? Pourquoi plier, craindre d'oser ? Une bonne claque au visage, un envol.

Je ne crois pas en ces structures « surencadrées ». J'y sens mon âme qui suffoque.

Je me roulerais dans l'infini, dans un amour interminable.

La joie et le sourire. Je m'y perds. C'est bien tout ce dont nous avons besoin.

J'y pense encore à tout cela, pendant que je m'affaire à modifier ma structure pour entrer dans vos boîtes carrées. Serrées. Quand je me façonne. Quand je sectionne les fragments informes de l'anatomie de mon âme. Quand je me plis et me replis conformément aux attentes externes qui me bousculent. Honnêtement, à répondre à tout, à me modifier et à tout faire pour sourire toujours, malgré tout, je ne sais plus qui je suis. J'ai égaré, avec mes clés, les évidences de ma personne. Je flotte dans un espace noir.

J'en retrouverai bien les issues même si cela me prend des années. Si je me suis connu un jour, je saurai m'affairer à me retrouver. Seulement pardon si je vacille et si je m'égare. Pardon à tous ceux à qui je sors des paroles conventionnelles sous prétexte qu'il me faut parler. « Celui qui ne sait pas se taire sait rarement bien parler. » (Pierre Charron). Et pardon pour les promesses que j'ai faites.

 

 

Celui d'entre vous qui se croit sage, qu'il embrasse la folie pour trouver la sagesse. (Saint Paul)

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.  (Photographies) posté le mardi 06 juillet 2010 15:07

Blog de egg666 :Journal d'une jeune personne, .

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C'est l'été !  (Photographies) posté le mardi 06 juillet 2010 15:03

Blog de egg666 :Journal d'une jeune personne, C'est l'été !

Profitez bien du doux temps.

Je suis toujours là, je pose simplement mon intéret en d'autres lieux Cela vient avec l'envie. Je repasse toujours. Laisser quelques traces d'existence, un fragment d'énergie, une image, une pensée.

Le monde avance, peut-être moins vite que je ne le crois. Je me vois trop pressée. Le monde est de nature calme. J'en cherche les bases pour une vie saine. On suit les projets qu'on se donne. Il faut s'acharner à affirmer à notre univers son sens. Garder les buts et les fortifier.

Bon été.

 

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